Journée diocésaine du catéchuménat

Journée diocésaine du catéchuménat

2010 : Vie de baptisés…chutes et rechutes… Lève-toi et marche !

11.11.10

 

 

Une belle rencontre où l’écoute, le partage et la prière ont fait cause commune.

Une cinquantaine de personnes se sont mises à l’écoute de deux témoins particulièrement intéressants sur le sujet du jour :

« Vie de baptisés…Chutes et rechutes…

Lève-toi et marche !»

 

C’est d’abord Chantal Werbrouck, responsable de deux équipes d’aumônerie en hôpital, dit sa manière d’être avec les malades, les familles et les soignants. En premier lieu il s’agit d’accueillir le malade tel qu’il est, avec ses questions, ses révoltes et ses cris. Jamais offrir des réponses mais des ouvertures qui permettent une réflexion, un cheminement et la libération de certains enfermements psychologiques et religieux. Attention à la violence de certaines paroles de foi qui enferment et culpabilisent.

Quelle chance quand on peut toujours tenir ensemble, croix et résurrection, souffrance et résurrection en ne niant jamais la dure réalité de la souffrance et de la croix. Une traversée, oh combien dure et pénible, à certains moments. Cela demande du temps, de la patience. La réalité symbolique du Samedi Saint est très forte. Au nom du Dieu de l’incarnation il faut savoir entrer dans le silence du Samedi Saint et ne jamais oublier que le Ressuscité porte les marques, les stigmates du crucifié.

 

Deuxième témoin, Philippe Landenne sj

Auteur de deux livres issus de sa déjà longue expérience d’aumônier en milieu carcéral :

– Infliger une peine ou soulager la peine ?

Peines en prison : l’addition cachée

 

Philippe dit se retrouver parfaitement dans le témoignage de Caroline. A sa manière, avec force et émotion il dit comment le mal et la mort de proches l’ont amener à vivre avec des questions essentielles et douloureuses. La rencontre avec Jean Vannier sera pour lui comme une révélation, un appel à consacrer sa vie dans l’accompagnement de ceux qui sont particulièrement exclus, souffrants et méprisés.

Il a relevé le fameux défi suivant : vérifier si l’Evangile tient la route en prison.

Son travail d’aumônier consiste souvent à ramer à contre courant. Que de fois l’on dit que les prisonniers sont les humains les moins dignes de jouir de quelque avantage que ce soit. Lui s’inspire plutôt de la parole à propos du Nazaréen ; la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenu la pierre d’angle.

Autre lieu de combat : pour soulager la peine, faut-il faire de la peine ? Non, il faut se sentir et du côté de la victime et du côté du fauteur en prison. D’où l’importance de se sentir partie prenante d’une communauté humaine qui est déchirée.

L’aumônier se doit de vivre une présence d’écoute très patiente. Il s’agit de participer à un travail de réparation (re-parare) de ré engendrement avec toujours la douleur d’un enfantement prometteur. Autres paroles entendues : laisser la lamentation se dire, et les cris de révolte se produire. Ne pas faire taire. Vivre avec la mémoire du mal vécu et s’exposer petit à petit au travail d’un pardon capable d’inventer un nouvel avenir.

 

 

Ces deux témoignages ont été ressaisis dans la prière de midi.

Au cours de l’après-midi les catéchumènes ont été présentés à Mgr Jousten. Ils ont pu lui dire leur histoire et lui exprimer leur désir de devenir chrétien.

 

GM